"Le but de la femme qui danse seule, dans le contexte oriental, n'est pas tant de plaire à un spectateur potentiel, mais affirmer son droit souverain à un plaisir aussi intime que narcissique. Dans ce sens, la danse orientale coupe celle qui s'y adonne du monde qui l'entoure, et l'oriente plutôt vers l'intérieur en une quête qui tend vers le spirituel."
Fatema Mernissi
 
 
Caroline Achouri est enseignante, danseuse et chorégraphe. Elle mène un
double travail.
 
Tout d'abord, celui d'enseigner et de transmettre l'esprit et les techniques
d'une danse, dans le respect d'une tradition apprise auprès de professeurs
égyptiens (Mahmoud Reda et Ibrahim Akef), ainsi qu'auprès de Leïla
Haddad à Paris, dont elle est l'assistante à Toulouse. Elle complète sa
formation musicale avec Ali Alaoui, percussionniste de l'Orchestre National
du Maroc, installé depuis 5 ans à Toulouse .
 
En parallèle, Caroline Achouri a créé sa propre compagnie, la Compagnie
Al-Raqs, ce qui lui permet de travailler et d'affiner sa gestuelle, et de
développer une écriture chorégraphique originale. Ses liens avec les
techniques et les musiques orientales restent très forts, mais elle propose
une re-création scénique et artistique, développant ainsi un langage et
un univers personnels.
 
Ces axes de travail et de recherche sont aussi un double combat; d'une
part pour la revalorisation et une vraie connaissance de la danse orientale
par le grand public; d'autre part, pour la reconnaissance de la danse
orientale et de sa gestuelle dans la création et le paysage
chorégraphiques actuels.
Pour lever toute ambigüité, Caroline Achouri et sa compagnie ont choisi de
se produire exclusivement dans les théâtres et autres lieux culturels, pour
éviter d'assimiler la danse orientale à un simple produit d'animation.
 
Les photos de Caroline (nécessite le plug-in Flash)